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BiodiversitésRestructuration et rénovation partielles du museum d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement

Lauréat concours 2017

L’image renouvelée du muséum exprime et révèle la volonté d’abriter et de protéger le vivant, de réconcilier le minéral et le végétal et de repenser le rapport entre la ville et la biodiversité pour susciter une prise de conscience face aux enjeux environnementaux actuels et à venir.
Les vêtures existantes de pierres agrafées, de briquettes collées ou d’artifices décoratifs sont déposés pour laisser à nu le béton brut et massif. Par-dessus, une enveloppe bioclimatique, composée d’épines recouvertes d’écailles de verre clair, est recomposée. C’est une grande serre, verticale et urbaine, qui associe le végétal à l’architecture.

Double peau bioclimatique
Biodiversité dans la ville
RT existant globale

  • Contexte : Orléans
  • Condition : Commande publique
  • Maîtrise d'ouvrage : Ville d'Orléans
  • Surface : 4184 m² SDO
  • Budget : NC
  • Calendrier : Livraison 2020
  • Mission : Architectes mandataires mission de base + HQE + paysage
  • Équipe : BMF (économie), EVP (structure), Choulet (fluides & HQE), Scenevolution (Scénographie - Muséographie), Noctiluca (Conception Lumiere), C-Album (graphisme), IB Conservation (conservation Préventive), Avel Acoustique (acoustique), Animaviva (multimedia), Carriere & Didier (façades), Topager (biodiversité)
  • Chefs de projet : Eleanora Gigantesco (concours et études)
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Le nouveau Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’environnement s’affirme et se signale à la ville. Son image renouvelée exprime et révèle la volonté d’abriter et de protéger le vivant, de réconcilier le minéral et le végétal et de repenser le rapport entre la ville et la biodiversité pour susciter une prise de conscience face aux enjeux environnementaux actuels et à venir.

Les vêtures existantes de pierres agrafées, de briquettes colées ou d’artifices décoratifs sont déposés pour laisser à nu le béton brut et massif. Par-dessus, nous proposons une enveloppe bioclimatique composée d’épines verticales blanches recouvertes d’écailles de verre clair ; une grande serre, verticale et urbaine, qui associe le végétal à l’architecture. Suspendue devant la façade du bâtiment existant, elle accueille et abrite une végétation locale qui colonise et reprend ses droits sur la construction historique dépouillée de ses parements superflus.

Si la serre intègre une biodiversité urbaine, elle accueille également les visiteurs du musée en offrant une séquence finale particulière intégrée au parcours muséographique mais également des espaces extérieures. Les mouvements des visiteurs activent ainsi la façade et affirment la dimension publique et dynamique de l’équipement sur l’espace urbain.

Ce nouveau dispositif offre aussi un formidable outil pédagogique et d’expérimentation pour la réintroduction de la biodiversité en ville. Un potentiel pour développer des transversalités et des partenariats avec des acteurs clefs du territoire autour de ces questions.

La réintroduction de la biodiversité dans la ville, le parcours muséographique visible affirmant une dimension publique et la volonté d’expérimentation sont les trois composantes de la nouvelle identité que le musée affirmera sur l’environnement urbain. Une identité qui vise à ré-articuler et à ouvrir le Musée sur la ville.

Accès, circulation et articulation des volumes

La nouvelle entrée de l’équipement offre une grande façade vitrée ouverte depuis l’espace urbain sur le hall et à distance de la gare routière. Un auvent s’inscrivant dans la continuité de la double peau signale l’entrée du musée et met à couvert la zone d’accès. Sur l’espace public et face à l’accès principal, un socle bas, minéral, s’accroche aux aménagements urbains. Ce dernier organise les changements de niveaux et accueille un gradin qui permet aux visiteurs de s’asseoir.

Le hall est relocalisé dans la double hauteur au RDC du bâtiment est. Il trouve ainsi une nouvelle qualité spatiale adaptée à son usage et accueille sur sa périphérie l’ensemble des espaces servants (sanitaires, vestiaires, boutique, etc.).

Le visiteur, à son arrivée dans l’espace d’exposition permanente, découvre un point de vue privilégié sur l’atrium en triple hauteur. Le volume, percé à travers les trois étages du bâtiment offre une qualité spatiale au coeur du dispositif scénographique.

Les réserves, disposées dans une grande vitrine en triple hauteur et posées dans l’atrium, assurent un filtre délicat entre les espaces du musée au sud et les zones de réserves au nord. Ce dispositif donne l’impression au visiteur qu’il se trouve à la fois dans les coulisses de l’exposition et dans l’exposition elle-même.

Les circulations verticales s’organisent le long de l’atrium qui offre un espace de cohérence, de transversalité et de lien entre les différentes séquences qui sont disposées sur chacun des plateaux.

Photo du chantier

ÉLÉMENTS GRAPHIQUES

Carte de situation

Elévation

Coupe longitudinale

Détails de l'enveloppe